Une des dernières soirées de Carnaval

Tournée

2020-2021

4, 5 et 6 novembre : Maison de la Culture d’Amiens
12 et 13 novembre : Le Grand R, La Roche-sur-Yon
20 novembre : Théâtre Edwige Feuillière, Vesoul
24 novembre : Le Reflet, Vevey (Suisse)
27 novembre : Théâtre Princesse Grâce, Monaco
1 et 2 décembre : Centre des Bords de Marne, Le Perreux-sur-Marne
15 et 16 décembre : Le Parvis, Tarbes
3 février : Opéra de Massy
6 février : Théâtre de Saint-Maur, Saint-Maur-des-Fossés
9 février : Théâtre Alexandre-Dumas, Saint-Germain-en-Laye
11 février : Centre d’art et de culture de Meudon
16 février : Dieppe Scène Nationale
19 février : Le Splendid, Saint-Quentin
1 mars : Théâtre du Crochetan, Monthey (Suisse)
4 mars : Théâtre du Beausobre, Morges (Suisse)
6 mars : Equilibre-Nulthonie, Fribourg (Suisse)
9 et 10 mars : Théâtre des Sablons, Neuilly-sur-Seine
14 mars : L’Equinoxe, Châteauroux
17 mars : Théâtre Olympia d’Arcachon
23 mars : MA Scène nationale, Pays de Montbéliard
27 mars : le Carré Bellefeuille, Boulogne Billancourt
30 mars : Théâtre de Chartres
1 avril : Espace Marcel Carné, Saint-Michel-sur-Orge
20, 21 et 22 avril : Théâtre de Cornouailles, Quimper
28, 29 et 30 avril : L’empreinte, Brive-la-Gaillarde
4 mai : Les Théâtres de Maisons-Alfort

2019-2020
Du 27 septembre au 20 octobre : Théâtre de Carouge (Suisse) – Création
Du 8 au 29 novembre : Théâtre des Bouffes du Nord, Paris
Du 4 au 14 décembre – Théâtre des Célestins, Lyon
Du 17 au 18 décembre – Scène nationale d’Albi
Du 7 au 8 janvier – Scène nationale du Sud-Aquitain, Bayonne
Du 21 au 24 janvier – Théâtre de Caen
Du 28 au 29 janvier – La Rochelle
Le 1er février – Istres
Le 4 février – Draguignan
Du 7 au 8 février – Béziers
Le 11 février – Espace Jean Legendre, Compiègne
Du 13 au 15 février – Le Cadran, Evreux
Le 25 février – Colombes
Du 27 au 28 février – Théâtre de Suresnes – Jean Vilar

Les dates de tournée 2020-2021 seront annoncées prochainement.

En téléchargement

Dossier du spectacle

 

Note d’intention

La scène se passe chez Zamaria, tisserand à Venise, le dernier soir du carnaval qui marque la fin de la saison théâtrale. Les invités arrivent les uns après et les autres et se rassemblent autour d’une table à jeu. Parmi eux, le jeune dessinateur Anzoletto qui doit prochainement quitter Venise pour Moscou où il est invité par des artisans italiens.

Rien de spectaculaire donc… Une simple soirée entre amis au cours de laquelle il est question d’un départ. Et puis question d’amour aussi. On joue aux cartes, on dîne, on danse. Faut-il partir ? Faut-il rester ? On parle de Moscou. Et soudain le théâtre de Goldoni semble annoncer celui de Tchekhov. Une des dernières soirées de carnaval n’est pas une des pièces les plus connues de Goldoni. Elle me semble pourtant l’une des plus audacieuses. D’aucuns diraient l’une des plus modernes. Avec l’acuité sociologique qu’on lui connaît, Goldoni pousse jusqu’au bout son désir de rupture avec les archétypes comiques hérités de la Commedia dell’arte. Il n’est plus question ici de masques. « Mes caractères sont vrais, simples et agréables, indépendamment du fond de la comédie » écrit-il en préambule de sa pièce. Goldoni rejoint ici les préoccupations dramaturgiques de celui qu’il considérait comme son maître, Molière. C’est la recherche du « naturel », théorisée par Molière dans L’Impromptu de Versailles, qui désormais l’emporte. Et il n’est pas étonnant que l’auteur de la Locandiera ait alors pensé trouver un public qui lui serait plus acquis à Paris qu’à Venise.

C’est justement Molière qui m’a conduit à Goldoni. Après Monsieur de Pourceaugnac, j’avais envie en effet de continuer à mettre en scène un groupe, de continuer à interroger les rapports complexes qui régissent toute microsociété. Le théâtre de Goldoni est un théâtre de troupe. Il n’y a pas ici de premiers ou de seconds rôles. Il n’y a que des individus qui tâchent de vivre ensemble. Vivre ensemble : c’est cette histoire passionnante qu’il convient de raconter, rappelant ce faisant à quel point le XVIIIème siècle continue cruellement à nous parler de nous. Je souhaite d’ailleurs monter la pièce en costumes d’époque et travailler sur le répertoire de musiques populaires de cette période, tout en m’attachant à une constante recherche d’un jeu théâtral au plus près des acteurs. Cette dernière soirée de Carnaval est pour chacun l’occasion de se retrouver face à lui-même comme face aux autres, d’avouer des sentiments qu’il n’osait dire, de se pâmer, de s’agacer, de rire aussi, et puis de chanter et de danser, car il n’est point de carnaval sans musique.
« Allez, la compagnie est réunie ! ».

Clément Hervieu-Léger

Générique

De Carlo Goldoni
Texte français de Myriam Tanant et Jean-Claude Penchenat (Actes Sud-Papiers)
Mise en scène Clément Hervieu-Léger

Décor Aurélie Maestre
Costumes Caroline de Vivaise
Lumières Bertrand Couderc
Chorégraphies Bruno Bouché
Maquillages et coiffures David Carvalho Nunes
Réalisation sonore Jean-Luc Ristord
Conseil musique Erwin Aros
Collaboratrice artistique à la mise en scène Elsa Hamnane

Avec
Aymeline Alix, Erwin Aros, Louis Berthélémy, Clémence Boué, Jean-Noël Brouté, Adeline Chagneau, Marie Druc, Charlotte Dumartheray, M’hamed El Menjra, Stéphane Facco, Juliette Léger, Jeremy Lewin, Clémence Prioux, Guillaume Ravoire, Daniel San Pedro

PRODUCTION

Production déléguée C.I.C.T. – Théâtre des Bouffes du Nord
Coproduction Théâtre de Carouge / Suisse ; Compagnie des Petits Champs ; Théâtre de Caen ; La Coursive – Scène Nationale de La Rochelle ; Scène Nationale d’Albi ; Espace Jean Legendre – Théâtre de Compiègne ; Scène Nationale du Sud-Aquitain ; Théâtre de Suresnes – Jean Vilar ; Le Grand R, Scène nationale de La Roche-sur-Yon ; Le Cercle des partenaires des Bouffes du Nord
La Compagnie des Petits Champs est conventionnée par la DRAC Normandie – Ministère de la Culture et de la Communication et reçoit le soutien du Département de l’Eure et de la Région Normandie.
Avec le soutien de la Spedidam
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National.